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Notifier un changement de conditions et pouvoir le prouver : le SMS certifié

· 3 min de lecture

Vous augmentez le tarif, modifiez une fonctionnalité, mettez à jour les conditions du service. Des mois plus tard, un client conteste un prélèvement : « personne ne m’a prévenu ». Si la communication était un e-mail, la discussion porte sur des dossiers de spam. Si c’était un SMS certifié, elle porte sur un dossier de preuves avec accusé de réception.

Pourquoi le canal compte

Dans les contrats à exécution successive —fournitures, abonnements, télécommunications, assurances— la réglementation de la consommation oblige à communiquer les modifications à l’avance et à permettre au client de résilier sans pénalité s’il ne les accepte pas. Le préavis exact dépend de votre secteur ; ce qui ne change dans aucun, c’est ceci : la charge de prouver que vous avez communiqué vous incombe.

Le SMS certifié conserve : le texte intégral communiqué, la date et l’heure, l’accusé de réception de l’opérateur —en Espagne, remise sur le terminal— et, si le client ouvre le lien, la lecture du contenu complet sur le portail. Le tout enchaîné et ancré chaque jour avec un horodatage qualifié de Camerfirma.

Le régime probatoire, sans maquillage

Ce n’est pas un service qualifié eIDAS et il ne présume rien à lui seul : si le client conteste, l’authenticité s’établit avec le dossier et, le cas échéant, un rapport d’expert (art. 326.3 de la loi de procédure civile). Ce que garantit en revanche le règlement (art. 43.1 eIDAS), c’est que la preuve électronique est recevable : personne ne peut l’écarter parce qu’elle n’est pas sur papier. Notre travail est que le dossier résiste à cet examen ; voici comment il est construit.

En masse et par API

Un changement de conditions ne se notifie pas à un client : il se notifie à dix mille. L’API accepte les envois certifiés comme les envois normaux — avec idempotence (une nouvelle tentative de votre serveur ne duplique ni le message ni la facturation) et statut par webhook. Le supplément certifié est fixe par message et il est publié.

Combinaisons utiles

Comment s’organise une notification massive sérieuse

D’abord, le fichier. Exportez de votre système les clients concernés avec leur mobile au format international. La plateforme valide les numéros à l’import et vous indique combien peuvent être notifiés avant de commencer.

Ensuite, le texte. La communication complète —les nouvelles conditions, la date d’effet, le droit de résilier— se trouve sur le portail, pas dans le SMS : le message porteur identifie l’émetteur et renvoie au contenu intégral, et c’est cette lecture complète qui est prouvée.

Puis, la séquence. Notification certifiée aujourd’hui ; rappel ordinaire —non certifié, moins cher— à ceux qui n’ont pas ouvert au bout de sept jours ; et la coupure ou l’application effective à la date annoncée. Les trois étapes sont datées.

Et l’archive. Chaque dossier et son certificat PDF restent téléchargeables dans votre compte, avec vérification publique par code. Quand, dans deux ans, quelqu’un contestera un prélèvement, la réponse sera un document, pas une recherche dans des dossiers d’e-mails.


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